Lekjaa : Casablanca, cœur de la Coupe du monde 2030 — un stade en deux ans et un hôpital en 12 ans, c’est inacceptable
Fouzi Lekjaa a déclaré que l’organisation de la Coupe du monde 2030 par le Maroc était une responsabilité collective et une occasion de développer les infrastructures et les compétences nationales, et de générer des retombées économiques et sociales durables. Il s’exprimait lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2027 par la commission**

Fouzi Lekjaa a déclaré que l’organisation de la Coupe du monde 2030 par le Maroc était une responsabilité collective et une occasion de développer les infrastructures et les compétences nationales, et de générer des retombées économiques et sociales qui perdureront après le tournoi. Il s’exprimait lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2027 par la commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants.
Lekjaa a décrit Casablanca comme le cœur de la Coupe du monde, évoquant des projets comprenant le développement de l’aéroport, la création d’un réseau de trains régionaux rapides et la construction du Grand Stade Hassan II. Il a ajouté que le stade bénéficierait au Raja, au Wydad et à l’équipe nationale avant le tournoi, et qu’il ne serait pas réservé à la seule Coupe du monde.
Au sujet des préparatifs organisationnels, il a évoqué l’accueil d’environ cinq mille personnes de la Fédération internationale de football, ainsi que le choix du site du Centre international de diffusion, estimant que la Foire de Casablanca convenait à cet usage. Il a également déclaré que le Maroc ambitionnait de développer ses capacités locales de production télévisuelle des matchs, citant l’expérience de la Coupe d’Afrique des nations et appelant à poursuivre le renforcement des compétences techniques et humaines.
Lekjaa a abordé les retombées économiques des droits de diffusion, indiquant que des entreprises internationales les commercialisaient dans différents pays et que le fait que certaines aient leur siège hors du Maroc soulevait des questions concernant les impôts et les recettes revenant au pays organisateur. Il a également insisté sur l’importance de faire bénéficier les entreprises nationales des activités liées à l’organisation et a évoqué le fonds d’héritage, qui réserve une partie de la valeur ajoutée au pays organisateur, tandis que les ressources restantes sont consacrées au développement social du football.
Le ministre a appelé à distinguer les investissements dans les infrastructures des dépenses directement liées à l’organisation du tournoi, estimant que classer automatiquement tous les projets dans le coût de la Coupe du monde ou dans l’endettement ne reflétait pas leur nature. Il a cité les investissements de l’Office national des chemins de fer, qui s’élèvent à 104 milliards de dirhams, et déclaré qu’il faudrait attendre l’annonce des derniers marchés pour déterminer le coût total des projets.
Lekjaa a critiqué les écarts de rythme dans la réalisation des équipements sportifs et des infrastructures sociales, estimant qu’il était inacceptable de construire un stade en deux ans alors qu’un hôpital nécessite 12 ans. Il a affirmé que l’objectif était que les effets des investissements bénéficient à toutes les régions du Maroc et se répercutent sur la vie des citoyens, soulignant que ceux-ci devaient être au cœur de cette dynamique.
