Valence avant le match à Mestalla : manque d’efficacité et pression, les principaux défis

Après 11 journées de championnat, Valence traverse des difficultés manifestes : trois entraîneurs se sont succédé et l’équipe a remporté deux victoires, concédé trois nuls et subi six défaites. Elle a marqué huit buts et en a encaissé 17.
Le manque de buts constitue un problème offensif majeur : Valence s’est procuré des occasions représentant 10.8 buts attendus hors penalties, mais n’a inscrit que six buts dans le jeu, hors penalties et buts contre son camp. Omar Sadiq est en tête de l’équipe dans cette catégorie avec 1.8 ; il a marqué deux buts, tandis que Hugo Duro et Arnaut Danjuma n’ont pas marqué malgré des occasions évaluées respectivement à 1.6 et 1.4.
Défensivement, l’équipe a concédé des occasions représentant 14.8 buts attendus hors penalties et encaissé 14 buts dans le jeu. Sa ligne défensive recule profondément dans son camp : ses actions défensives ont lieu à 30 mètres en moyenne de son but, soit la position la plus basse du championnat. Son indice de pressing PPDA affiche également la valeur la plus élevée parmi les équipes.
Valence ne domine pas beaucoup le dernier tiers : sa part des passes dans cette zone ne dépasse pas 36.4 %, le plus faible total de la compétition. L’équipe réussit en moyenne 313 passes dans le jeu par match, et seulement 21.2 % des passes qu’elle reçoit atteignent le dernier tiers. La menace attendue générée par ses passes s’élève à 9.3, soit le deuxième total le plus faible du championnat.
L’équipe évolue le plus souvent en 4-4-2, tandis que Danjuma mène ses joueurs au chapitre de la menace attendue sur les passes avec 0.97, devant Pepelu avec 0.93 et Luis Rioja avec 0.71. Au tir, Valence tente 10.3 frappes par match hors penalties, pour une moyenne de 0.10 but attendu par tir, mais ne transforme pas suffisamment ces tentatives. L’équipe a passé près de 64 % de la saison à égalité, contre seulement 10.1 % en menant. Javier Aguirre doit trouver des solutions pour faire progresser le ballon et transformer les périodes d’égalité en occasions de gagner.
